L’EQUIPE

Kannelle .P

Artiste mime, comédienne, danseuse.

Interprétation, scénographie.

L’équipe

A mi-chemin entre le théâtre et la danse, c’est sous l’esthétique du Nouveau Mime que Kannelle aménage son espace poétique.

Très jeune, elle découvre l’univers de la scène en se formant à la danse classique au Centre Choréa Danse de Grasse sous l’enseignement de Claudine Andréo, ce qui lui apporte une rigueur et une sensibilité corporelle sur lesquels elle fonde la suite de son parcours.

Elle obtient sa licence en Arts du spectacle en 2010 à l’université de Nice Sophia-Antipolis et découvre les univers artistiques de Corinne Mathou, qui la forme aux arts de la scène indiens, de Gaële Boghossian qui l’introduit à l’art numérique, ainsi que de la chorégraphe Sabina Angelibusi et du metteur en scène Maurizio Cadinale. Auprès des ces deux artistes mimes et directeurs de la Cie Incontro Mime Théâtre Danse, elle se forme pendant 3 ans à l’art du théâtre physique au travers du mime, du jeu corporel, de la pratique de l’acteur et de la commedia dell’arte.

Durant son cycle universitaire, elle participe à différents projets de créations en incarnant notamment le rôle de Pierrot dans Pierrot marié et Polichinelle célibataire au Théâtre Nationale de Nice. Cette adaptation contemporaine de la pantomime écrite en 1847 par Jules Viard et jouée à l’époque par le grand mime français Charles Debureau, est alors adapté, mis en scène et chorégraphié en 2009 par les artistes mimes S. Angelibusi et M. Cardinale, élèves dans les années 90’ du célèbre mime Marcel Marceau. Ce spectacle est créé dans le cadre du travail de recherche universitaire, pour le colloque international Les Arts de la scène à l’épreuve de l’histoire. Les objets et les méthodes de l’historiographie des spectacles produits sur la scène française (1635-1906), événement organisé et dirigé par les maîtres de conférences Roxane Martin et Marina Nordera, auparavant directrices du département des arts et de la section danse à l’université de Nice Sophia-Antipolis.

En 2010, elle interprète également les textes de Pasolini sous l’esthétique du mohiniyattam dans Médéa, adapté et mis en scène par l’artiste Corine Mathou et foule une nouvelle fois les planches du Théâtre National de Nice.

Elle poursuit sa formation professionnelle à Madrid en 2011/2012 au Centro Incontro del Sol, en suivant la chorégraphe et le metteur en scène de la Cie Incontro Mime Théâtre Danse. Durant cette

période, elle s’immerge dans un travail corporel qui mutualise les pratiques du théâtre, de la danse contemporaine et du mime et acquiert une technique d’interprétation corporelle singulière en trouvant une véritable force dans cet alliage artistique que le couple d’artistes développe.

C’est ensuite à Paris, en 2013, qu’elle commence à aborder personnellement la création en confrontant l’émotion du corps à la densité du mot, en s’intéressant notamment à la dramaturgie classique et contemporaine.

Intriguée par la violence présente dans l’écriture de Brecht, elle écrit une version corporelle de La Bête immonde, en mêlant la densité du rock progressif à l’expression dansée de la chaire. Elle présente ce premier spectacle chorégraphique à l’Altitude 500 de Grasse en mars 2014. Pour cet événement elle collabore et partage la scène avec le batteur Dorian Mansiaux et le guitariste Kilian et l’aUtre. C’est à partir de ce travail commun que Kannelle et Kilian marquent le début de leur association artistique.

En mai 2014, à Bourg-en-Bresse, dans le cadre du festival Les Chemins de la Culture, Kannelle Perré présente sa pièce courte Métamorphoses, créée à Madrid en 2011. C’est à partir de ce moment que prend vie le projet L’Architecte pour faire d’une pièce courte un vrai spectacle, en privilégiant tout particulièrement le jeune public. Sous la direction artistique de Sabina Angelibusi et Maurizio Cardinale, Kannelle Perré réinvestit alors une technique corporelle interposée entre le mime et la danse et s’installe dans un univers visuel numérique. Elle s’accompagne une nouvelle fois de Kilian et l’aUtre armé sur scène de sa guitare et de son clavier.

En 2012, Kannelle .P crée La Cie Arpis à Paris, avec Kilian .T et Laure .I. En octobre 2015, la Cie Arpis en collaboration avec Incontro Artefact, présentera au théâtre de l’Espace Tonkin de Villeurbanne, sa première création théâtrale, L’Architecte.

Kilian et l’aUtRe

Artiste musicien et mutlimédia.

Interprétation, composition musicale, montage son et vidéo.

L’équipe

Kilian et l’aUtre, c’est un espace musical balayé par de nombreuses sonorités, un nid d’éclectisme.

Entre 2007 et 2010, Kilian se forme à la musicologie à l’université de Nice Sophia-Antipolis. Il évolue rapidement entre les enseignements théoriques de Pascal Decroupet et Freddy Roux, entre autres, et les expériences significatives en intégrant notamment la formation Big Band de l’université, placé sous la direction musicale de Jean- François Jacomino. Ce Big Band accompagnera les plus grands noms du jazz comme Bobby Jonhson ou encore Andy Narell et fera partie de la programmation Off du festival Jazz à Juans de Juans-les-Pins en 2010. Il rejoint également les chœurs de l’Ensemble Vocal Universitaire de Nice et participe à de nombreux projets en collaborant avec l’orchestre de Cannes, alors dirigé par Philippe Bender et l’orchestre de Nice. En 2008, il est guitariste interprète dans l’orchestre pour le Mass de Bernstein, mis en scène par Richard Mitou et dirigé par Alain Joutard, pièce musicale jouée à l’Acropolis ainsi qu’à l’opéra de Montpellier en 2008 ainsi qu’à l’opéra de Nice en 2010.

Kilian quitte l’université de Nice licence en poche et est admis en 2011 à l’Université Paris X de Nanterre où il suit un Master en conception et direction de projets culturels qu’il valide en 2012.

Le duo parisien Kilian et l’aUtre se forme en 2013. Il s’invite sur la scène indépendante locale depuis peu, fort d’un projet tant original qu’ambitieux mêlant l’expérience du concert à celle d’une projection numérique interactive.

C’est en fréquentant les nombreux théâtres parisiens, en se confrontant à l‘univers de la danse et du théâtre, que l’envie née de proposer cette expérience live singulière. C’était donc presque une évidence de travailler en collaboration avec Kannelle Perré sur un projet à tendance chorégraphique comme L’Architecte.

En mars 2014, Kilian et Kannelle se rencontrent sur scène avec la création de La Bête immonde jouée à l’Altitude 500 de Grasse. Leur complicité artistique semble apparaître comme la brêche intéressante à creuser entre les deux pratiques scéniques.

Suite à cette première collaboration, Kilian et l’aUtre contribue à la création de L’Architecte en s’arrêtant particulièrement sur l’univers

musical qui apporte une dimension onirique et narrative au spectacle.

En octobre 2014, La Chronique des esprits vidés marque la réalisation scénique de l’esthétique de Kilian et l’aUtre.
Ce concert hybride puise des inspirations dans le classique et le jazz tout en capturant l’efficacité et la puissance du Rock et de l’électro. La maîtrise de plusieurs instruments (piano, chant, ukulélé, percussions), et notamment l’habileté particulière de Kilian à la guitare, créent un univers sonore original où passion et pulsion s’entrechoquent pour donner naissance à ce qu’ils qualifient de tragédie musicale. Le drame tient donc déjà sa place dans la musique de Kilian et l’aUtre.

Aurélie Cacérès

Artiste infographiste.

Conception graphique.

L’équipe

Illustratrice de talent, Aurélie s’invente un monde qu’elle régie de la pointe de son stylet. Un règne de princesse dans un univers enfantin très malicieux et authentique.

Toulousaine de cœur, elle s’installe sur Paris pour finir la gestation de son projet professionnel en intégrant l’Université Paris 8 et en sortir adoubée d’un master pro en Arts et Technologie de l’Image, en 2013.

Aurélie enchaîne ensuite les expériences en travaillant notamment sur un support numérique destiné aux instituteurs, un projet commandé par le Ministère de l’éducation pour venir illustrer les contenus des enseignements dispensés en école primaire.

En octobre 2014, elle sort sa première BD intitulé Histoires de princesse, qui évoque ses nombreuses aventures avec les enfants qu’elle cotoie durant ses animations d’anniversaires. Aurélie travaille donc également dans le milieu de l’enfance, à côté de sa carrière artistique, « cela m’est très épanouissant et enrichit mon regard dans ma manière d’aborder le dessin. ».

Elle investit une technique aux formes plutôt rondes et tendres caractérisée par un trait fin ainsi que des couleurs très dynamiques. Son dessin est abordé avec beaucoup d’humour et un semblant de cruauté, ce qui affirme une véritable personnalité et soulève un charisme pétillant.

Encore une fois, pour Aurélie, il est primordial de travailler en présence d’enfant puisqu’elle puise une inspiration productive dans l’amusement et le jeu.